15 septembre 2006
Celui d'en face - Gabrielle Ciam
Je suis une femme seule, j'ai quarante ans, je vis confortablement dans un appartement au coeur de Paris. Et j'en ai fini avec le sexe, pour de bon. C'est la parole de la narratrice, qui s'adresse à un homme, inconnu du lecteur. Elle lui raconte son expérience excitante d'avoir flirté avec son voisin d'en face, cet inconnu qui a introduit son intimité, sans jamais se dévoiler. Un jour, elle est apparue nue dans le salon et elle a bien senti qu'on l'observait, en face. Troublée, elle a eu le besoin de "se donner" à cet anonyme qui a su émoustiller son désir. Elle croyait en avoir fini, c'est tout autre chose qui commence : l'apprentissage du désir, les sens en éveil, l'attente du regard, le besoin de se livrer à l'inconnu. Il est "celui d'en face", celui qui compte pour elle, "ce que je voulais, c'est qu'il me regarde, qu'il pose les yeux sur moi, de loin, à l'affût, et qu'il me voie m'offrir".
Le jeu qu'elle joue est celui du chat et de la souris. Un homme et une femme se guettent, s'épient et se contemplent. Les préliminaires ont été absous, il y a une volonté explicite dans l'art d'être désiré, c'est cru dans les gestes, mais élégant dans les paroles. Car Gabrielle Ciam a renoué avec l'érotisme, comme dans son premier roman "Le train de 5h50", où il était question aussi d'observation et de fantasmes fous. "Celui d'en face" n'est pas obscène, et la narratrice parvient à attiser sa flamme par sa confession à son interlocuteur inconnu. La fin est charmante, on attend quelle suite l'affaire a donnée !... Ce 3ème roman de Gabrielle Ciam est capiteux, impudique, affriolant... enfin bref, ce sont les femmes qui en parlent le mieux ! Lisez-le !
Arléa
11:41 Publié dans Erotisme, RENTREE LITTERAIRE 2006, Roman francophone | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
04 juillet 2006
Fraise et chocolat - Aurélia Aurita
Octobre 2004, une jolie brunette débarque à Tokyô pour y retrouver son chéri, Frédéric, dessinateur-scénariste installé au Japon depuis 15 ans. Quatre mois plus tôt, la jeune Chenda avait rencontré F. à Paris. D'abord charmée, la voilà transformée en flaque d'eau dans le métro de Tokyô. Et ainsi commence le récit d'une folle passion : dévorée par le sexe, assommée par une consommation frénétique et incapable de résister (ou de regarder une vidéo!). Quand Chenda rentre en France deux semaines après (elle était en fait invitée pour un projet Bd franco-japonais), c'est le manque réciproque. Elle plie bagages et retourne dans les bras de son amoureux.
« Fraise et chocolat » raconte donc avec des esquisses du couple les ébats les plus fous, les plus avides, dévorants et renversants. Pourquoi « fraise et chocolat » ? On pense au parfum d'une glace à deux boules. Mais l'explication arrive très vite... et tire le sourire d'une oreille à l'autre ! Car justement, l'aspect comique de cet album prend à contre-pied le vent sulfureux qui souffle du début à la fin. C'est follement érotique, l'auteur déballe en vrac son expérience personnelle, livre les détails de son journal intime, met en pâture son intimité sexuelle, se donne à coeur joie avec des scènes coquines, crues (âmes pudibondes s'abstenir!). Et puis parallèlement, elle dose ses séquences d'une touche d'humour cocasse. Cela rend un album admirable, frais et impertinent. Cela parle d'amour, de plaisir, de sexe. De bonheur, aussi. Je le conseille bien forcément, et cela permet de faire connaître la maison d'éditions belge, « Les impressions nouvelles ». Et pour en avoir plus, explorez la bibliographie de Frédéric Boilet, auteur de « L'apprenti japonais » notamment. A suivre !...
Aurélia Aurita : « Les récits autobiographiques sont des fictions comme les autres »
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28 août 2005
La pluie ne change rien au désir - Véronique Olmi
Un 18 août, à Paris, vide et abandonné, près à succomber à un orage, un homme et une femme se rencontrent, se retrouvent, se sont donnés rendez-vous. Cette femme est très pâle, trop maigre, "elle était lisse et fine comme une esquisse, une femme pas assez dessinée la chair pas assez pleine", et lui a les yeux bleus, la mèche de cheveux qui lui barre le front, il la suit dans le Luxembourg puis à son invite à l'hôtel. Très vite entre eux deux le langage des corps va s'ouvrir, plus loin que tous les mots pour expliquer le silence, la souffrance et l'attente. Le corps devance le désir, l'un et l'autre se donnent, c'est un libre échange, ils ne sont pas deux, ils sont ensemble. L'homme doit apprendre la douceur et la brusquerie, la femme s'offre et se donne sans compter, mais reçoit autant de plaisir que de douleur. C'est très limite cette frontière entre le plaisir et la souffrance ! Car chez cette femme il y a une plaie encore trop ouverte, pourra-t-elle s'en confier à lui ? Elle paraît lui accorder sa confiance, en lui offrant son corps. De quoi donc a-t-elle été flouée, au même titre que ses rondeurs féminines ? Cette femme est brisée et l'homme doit toujours se méfier, freiner pour respecter "cette effroyable limite entre le don et la méfiance, entre la licence et la précaution".
Débarquée de chez Actes Sud, Véronique Olmi publie chez Grasset un nouveau roman proche de l'érotisme. "La pluie ne change rien au désir" est très charnel et sensuel. Chez le lecteur habituel, la même espérance n'est plus. L'auteur bouleversant de "Bord de mer" s'aventure vers un territoire différent, mais également proche d'elle. Dans ce nouveau roman, il y a la figure de l'héroïne fragilisée et cassée, un passé obsédant et secret, et surtout un
e suavité dans les rapport homme-femme très, très licencieux ! Véronique Olmi ne s'attache à rien, finalement. Elle raconte son histoire, prenez une femme qui n'a rien d'une femme, sinon une attente de sexe très forte et encore présente, une aspiration au plaisir et au désir incomparable. Donc cette femme vit encore sous les coups de cet homme, elle vit aussi en lui donnant tout autant qu'elle reçoit ! C'est très honnêtement parfois gênant, dérangeant, c'est un nouveau roman différent des autres, donc cela explique un peu la délicatesse de s'y adapter à nouveau, de s'y habituer un tantinet. Parfois j'ai aimé, parfois moins. J'apprécie la dramaturge, je n'idolâtre pas l'apprentie romancière érotique. C'est confus, le style est haché et pêle-mêle, c'est encombrant, mais langoureux et sensible, bref c'est confondant. J'hésite ...
Grasset, 156 pages
Extrait :
" Elle n'avait envie que de son sexe dans le sien, rien d'autre que cet acte nu, cette vérité première, elle écarta les jambes, elle était vierge de lui innocente de lui, il vint en elle et elle sentit le bout si rond si doux de sa queue pénétrer s'emboîter se loger dans son ventre et vouloir cet abri, fouiller cet idéal se bercer lentement d'abord dans la prudence la retenue, doucement d'abord dans son sexe gonflé bordé d'eau et de sang, doucement dans l'insupportable tension et tous les possibles inexplorés les promesses de l'ivresse et de l'accord, elle sentit la vigueur la souplesse et la dureté de sa queue, un bouleversement une érection un don d'érection, il bougeait plus vite maintenant cherchant le soulagement le redoutant cherchant la jouissance la différant chavirant dans son ventre se maîtrisant mais basculant plus vite déjà d'avant en arrière la course retenue le contrôle éperdu au rythme de la femme s'unir, elle gémissait du fond de sa gorge l'effort pour ne pas hurler, mais accepter, accepter d'être à la merci d'un homme, prise, tenue, envahie par un homme, accepter ouvrir ses cuisses lâcher ses râles hurler supplier plier se soumettre dériver, et il bougeait plus fort en elle mais pas plus vite pas affolé encore pas emballé encore, elle ouvrit les yeux (...) "
11:05 Publié dans Erotisme | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
23 août 2005
Hôtel Iris - Yôko Ogawa
L'histoire est celle d'une rencontre entre un homme âgé et une fille toute jeune. C'est par un soir de presque été que tout commence, un esclandre éclate à l'Hôtel Iris entre une prostituée et son client dont seule "la résonnance de l'injonction" va frapper et obséder la jeune Mari, à la réception de cette maison tenue par sa mère. Cet homme, âgé et silencieux, va donner à la jeune fille le tournis : elle va le suivre, l'épier et se laisser aborder. Traducteur d'un roman russe, il vit au large d'une petite île, loin de toute civilisation, avec l'auréole de quelques scandales courant à son sujet, dont la mort suspecte de sa première épouse... Qu'importe pour Mari, elle se jette à coeur et corps perdus dans une relation qui lui donnera du plaisir en même temps que de la douleur. Relation malsaine, où le rapport de domination se dispute la préférence à celui de la soumission, Mari et le traducteur vivent dans une bulle, loin de l'attitude conventionnelle édictée par la mère de la jeune fille, s'échinant à lui coiffer ses beaux cheveux noirs en un chignon impeccable, imbibé d'huile de camélia. Poupée fragile sous une cloche de verre, Mari tente de comprendre son attirance pour le traducteur : "Plus la chair au service de laquelle je suis est laide, mieux c'est. Cela me permet de me sentir vraiment misérable. Lorsqu'on me brutalise, lorsque je ne suis plus qu'un bloc de chair, naît enfin au fond de moi une onde de pur plaisir.". "Hôtel Iris" n'est pas juste un roman autour d'un rapport SM, l'écriture lumineuse de Yôko Ogawa transporte le récit au-delà des marges de la vulgarité et du graveleux. Au contraire, l'auteur a pris le parti de faire jour sur la personnalité troublante et ambivalente de la jeune Mari, dix-sept ans. Pour l'histoire d'amour, par contre, on repassera...
J'ai lu, 158 pages
14:55 Publié dans Erotisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 août 2005
3 - Julie Hilden
Honnêtement, je ne me juge pas "lectrice pudibonde" - l'érotisme dans un roman ne me dérange pas. Surtout lorsqu'une femme s'empare du sujet, je trouve que souvent la classe mène la danse à une certaine notion de soufre assez excitante. Bref...
Dans le cas de "3" de Julie Hilden, la tendance est là, intacte. Et puis, hélas, l'auteur tombe dans le "trop": trop tendancieux, trop sulfureux, trop osé et donc trop dérangeant. Overdose assurée. L'auteur a dépassé les limites et à trop jouer avec la mode du porno chic, elle oublie les limites de la bienséance et du supportable. Car sans avoir l'esprit arrêté, il faut reconnaître que l'histoire de "3" dérape, dérange et dégoûte.
La voici : "3" parle en fait d'une relation triangulaire au-delà de l'imaginable. Quand Maya rencontre Ilan à l'université, c'est l'amour fou. En se mariant avec lui, elle accepte aussi l'étrange clause d'un contrat hallucinant : car l'homme est incapable de rester fidèle, il demande donc à sa tendre moitié la permission de la tromper avec son accord ! Et la gourde accepte, mais à condition d'être présente et de choisir à deux la candidate. Ce piège cruel va forcément se refermer sur eux, notamment sur Maya qui souffre et vit mal cette relation atypique. Mais comme la belle est très amoureuse de son Ilan, elle sait qu'elle ne peut pas le quitter, bien que cette solution résoudrait tous ses problèmes. Fait plus troublant : elle se surprend de son plaisir, du plaisir à la douleur, à la souffrance, et du plaisir à aimer (une autre femme) !
Franchement, si vous attendez d'une relation amoureuse qu'elle soit normalement établie, passez votre chemin car le roman de Julie Hilden, lui, n'implique que tromperies et audaces éhontées. Les limites n'existent plus, elles sont largement dépassées. On se doute que l'histoire va mal finir. J'ai retenu une phrase pour résumer ce livre : "le fossé qui sépare l'excitation de l'émotion". Donc, l'érotisme est bafoué à force d'introduire cette idée de violence consentie, de douleur systématique pour atteindre la jouissance. C'est gonflant à la longue. Et pourtant l'écriture de Julie Hilden est d'un style net et précis, sans lourdeur ni prosaïsme. Alors qu'en retenir ?.. sinon que la relation sadomasochiste empiète tout le territoire de l'érotisme et plombe ainsi toute l'histoire ! Dommage.
Actes Sud, 230 pages
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Béguin - Cécile de La Baume
"Béguin" raconte l'aventure amoureuse d'une femme mariée, mère de deux enfants, Amélie, avec un homme de 50 ans, divorcé, David. Entre eux deux, lors de leur première rencontre, l'attirance sexuelle fut immédiate. N'y échappant pas, ce couple adultérin se livre donc à des cinq-à-sept licencieux.
D'une plume scrupuleuse, l'auteur semble avoir pesé et mesuré chacun de ses mots. Tatillonne, Cécile de la Baume a voulu décrire un érotisme soigné, sans tomber dans la vulgarité facile. Bien entendu, "Béguin" s'offre quelques scènes osées mais elles se fondent dans un ensemble presque propret et délicat. Au-delà de la relation adultérine, se nouent les liens qu'impliquent une telle aventure : l'émergence des sentiments et de ce qui s'y approchent, les désaccords de pensée et de mode de conduite dans la vie routinière et loin de l'extra-conjugalité. Amélie et David forment un couple basé sur une attirance très forte de leurs corps, un désir furieux, mais entre les lignes l'auteur fait poindre le début d'une relation qui deviendra vite bancale. Ainsi, Cécile de la Baume s'est appuyée sur un principe de narration où chaque protagoniste semble livrer leur intimité et leur appréhension devant chaque élément. Principe assez judicieux qui met en valeur le parallélisme et, fatalament, la divergence d'opinion.
En somme, "Béguin" est un petit roman sans grand mystère, assez banal mais sympathique, où baignent la volupté et la jouissance en toute complaisance, grâce à une plume gourmande et lucide.
Du même auteur, mais sous un autre patronyme, Femme de... se veut plus rangé mais tout autant perturbateur.
Pocket, 188 pages
12:50 Publié dans Erotisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21 août 2005
L'attente - Christine Orban
Dans un bar, un homme regarde une femme. Ses yeux se promènent le long de ses jambes, qu'il caresse de bas en haut. Tous les soirs, elle reviendra l'attendre. Le récit sensuel et poignant d'une rencontre sublimée par l'attente, où Christine Orban, l'auteur du Collectionneur et de L'Ame soeur, met à nu avec une troublante intuition le désir féminin.
Une lecture rapide, facile, avec quelques scènes assez crues, sans pour autant s'y enfoncer. Un érotisme assez soft, dirai-je. Un personnage féminin crédible, sans tomber dans le fatalisme. L'étude de l'attente, du désir féminin sont au coeur de l'histoire, auxquels se mêle le fantasme. L'intrigue est présente, prenante. Par contre, le dénouement... !
Intéressant.
Pocket, 168 pages
13:00 Publié dans Erotisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le train de 5h50 - Gabrielle Ciam
"Le train de 5h50" fait partie de ces petits livres de quelques pages qu'on lit en peu d'heures et qui vous submerge d'émotions farfouillées. Le titre ressemble à une intrigue d'Agatha Christie et fait vaguement "roman de gare" (haro sur le jeu de mots...) mais on s'y trompe complètement ! En fait l'auteur va user d'un rare talent à peindre un désir fugace, une envie violente et une lascivité étonnante sans entrer dans des scènes torrides d'acrobaties sexuelles. Il suffit d'une femme et d'un homme, tous deux prennent le train du petit matin, celui de l'aurore où les paysages et les gens sont encore endormis. Et puis, "elle le regarde, il la regarde le regarder. C'est comme ça que les choses commencent entre eux". Des échanges de regards, des effleurements, des attouchements avec les mains, les jambes, les pieds... Jamais un baiser échangé, ni même une parole. Leur relation est sensuelle et intense, elle dégage un érotisme surprenant où l'auteur a misé sur l'atmosphère et la sensation au lieu du déballage décadent. Et le résultat est épatant : c'est judicieusement poétique et torride, suggestif et langoureux. Gabrielle Ciam réussit un pari audacieux : oser décrire l'indicible, l'attirance des corps et la volupté en des termes propres et mesurés. L'ensemble est osé, impudique mais juste.
De plus, elle ose le vécu alterné en se mettant dans la peau de la femme puis de l'homme. Où l'on découvre le portrait d'une femme moderne, libertine, réservée mais pas timide, et qui ose sans brusquer. "Elle ne se fixait pas, quittait souvent, était quittée. Elle était en fait une femme très libérée et très seule, mais elle gardait un peu de ses amants dans ces habitudes vestimentaires qui la définissaient de plus en plus, l'affinaient même, faisant d'elle une femme désirable et désirée." Lui est un homme marié depuis vingt ans, il est heureux, toujours amoureux de son épouse mais cette rencontre va le bouleverser et chambouler son univers. Ils sont l'un et l'autre l'inconnue ou l'homme du train. Ils se plaisent et cette ébauche de relation amoureuse égale tous les rapports jamais imaginés entre un homme et une femme. Gabrielle Ciam signe un roman tendre, au langage parfois cru et audacieux. Une très belle mélopée se dégage de ce "Train de 5 h 50" ...
Arléa, 80 pages
00:45 Publié dans Erotisme, Premier roman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 juillet 2005
Warm up - Bénédicte Martin
J'ai lu ce livre en suivant le conseil très enthousiaste d'une amie lectrice, elle-même la première étonnée d'avoir apprécié un livre de la "littérature érotique" ! Et donc moi aussi c'est avec un véritable étonnement que j'ai ouvert ce livre, un peu perplexe, mais finalement séduite : "Warm up" est une perle de coquinerie qui se lit à toute vitesse !
C'est avant tout un recueil de petites histoires érotico-coquines, étrangement proche des chansons de Pierre Perret! Car, au sujet de "la plume" de Bénédicte Martin, son style est rond, croquant et bien loin de la littérature 'trash', genre porno un peu graveleux et sans intérêt.
Bénédicte Martin parle des coquines, une race épatante qui vous donne le tournis, vous fait envie et sourire. Elles sont juchées sur des talons aiguilles, ont du rouge aux lèvres et sur les ongles, et sont souvent affublées de petites robes virevoltantes. Effrontées, étourdies, sans-gênes et audacieuses, elles nous font rosir de plaisir ! Vraiment, ce petit livre est frais, guilleret et résolument coquin. La bonne surprise !!! J'ajoute également qu'on referme Warm Up sur une note d'humour, avec "Je pars pour la lune".
Bref, c'est un recueil / érotique / bien décalé, rafraîchissant, pimpant..... & oui il s'agit bien de son auteur en couverture !... hmmm. Un peu racoleur, je l'accorde. Toutefois, tentez le coup : cette lecture est charmante (désolée pour l'expression). J'ai beaucoup aimé, même si j'ai trouvé que cela se lisait un peu trop facilement.
Idéal pour les vacances.
Flammarion, 147 pages
23:16 Publié dans Erotisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21 juillet 2005
Sept nuits - Alina Reyes
"C'est l'histoire vraie d'un homme et d'une femme qui longtemps se parlèrent, si longtemps se parlèrent qu'ils en devinrent dingues d'amour". Au bout d'un an, ce couple décide de sauter le pas, mais non pas abruptement. Chaque nuit doit répondre à une règle de jeu. Quand les trois premières sont des techniques d'approche, la quatrième est celle du milieu, jusqu'à la septième, dite "nuit de noces".
En 75 brèves pages, Alina Reyes joue à la voltige en sept chapitres. Pour les "assidus" du genre, j'imagine la délectation à lire les inventions d'un jeu de l'amour peu ordinaire. Pour ma part, j'ai honte de mes sursauts pudibonds ! Quelques séquences m'ont franchement gênée, je n'y retrouvais pas de crédibilité. Je me sens trop "décalée" vis-à-vis de toutes ces acrobaties possibles et inimaginables, loin de titiller un quelconque fantasme. C'est trop poussé les limites de l'imaginaire ou du désir, et puis je me sens finalement "délicatement à l'aise" avec la littérature érotique. Car je ne doute pas combien Alina Reyes sait jouer avec son lecteur, elle possède tout le potentiel !
Laffont, 75 pages
20:30 Publié dans Erotisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note