17 janvier 2006
Haute saison, quinzaine uniquement - Nathalie Ours
"Trop tragique ! Tu devrais écrire plus léger" - conseille un certain Max, ami de la narratrice, écrivain. Soit, elle se dit qu'elle va tenter le coup et se servir d'un gîte pour observer ses occupants et écrire sur leurs vies. Sous forme de quinze contrats, l'auteur dessine donc des portraits colorés et fantaisistes de la vie "moderne". Les gens sont là, en vacances, mais sont parfois et souvent pressés, stressés, cachottiers, etc. Ils sont là pour se reposer, pour oublier le quotidien, mais pas facile de laisser à la maison les soucis, les angoisses et le reste. Alors on en voit de toutes les couleurs, du timing militaire du vacancier suédois, au couple adultérin, à la famille modèle, la famille recomposée, les adolescents ingrats, les grand-parents délaissés.. Bref, Nathalie Ours passe en revue des gens qui nous ressemblent ou se rapprochent de notre entourage. Et son idée, sympathique, est d'à la fois écrire un "roman" léger, certes, ou de laisser croire à un recueil de "nouvelles" - "le genre de bouquins qu'on lit pendant les vacances et qu'on oublie dans la chambre d'hôtel" (sic!). Cela marche, on passe d'un contrat à l'autre dans la joie et l'allégresse. Du moins, au début. Car progressivement une ombre menaçante se profile, celle d'un jeune homme blond aux yeux verts, troublant, inquiétant, et qui fait glisser le livre vers l'anxiétude. Surtout le passage du couple de boulangers avec leur fille Iris m'a particulièrement mise à cran !
En bref, c'est un livre qui se lit très vite, très agréablement, d'abord primesautier puis terriblement flippant ! Et je tiens à remercier Laure dont l'avis posté sur Amazon m'a donné envie de lire ce livre.
Un petit filet sur son dernier roman "TOC" chez Tatiana.
10:10 Publié dans Nouvelles, Roman francophone | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12 janvier 2006
En ce bas monde - Victoria Lancelotta
A découvrir, si ce n'est déjà fait : Victoria Lancelotta, nouvelliste américaine, auteur d'un premier roman "Loin" qui a su me conquérir, à travers son récit noir, amer et désabusé. Mais d'abord, V. Lancelotta avait créé la surprise avec son recueil de treize nouvelles - encore des histoires de femmes, d'adolescentes, ou des deux à la fois. Elles contiennent les mémoires, les soucis, les confessions des unes et des autres. Pas facile de grandir, pas facile d'aimer non plus. Souvent, durant l'adolescence, les premières expériences (sexuelles, pour la plupart) sont douloureuses et compliquées. Plus tard, elles deviennent tout aussi exigeantes et intransigeantes, laissant souvent leurs protagonistes à la dérive, seules, moroses et nostalgiques.
Dans ce bouillon, j'ai beaucoup aimé : "Dans l'ombre", "Les bars" (prémices du roman "Loin"), "La fête paroissiale", "L'arôme des épices", "Les maisons", "Une chic fille", "Autres rivages, autres flots" et "En ce bas monde" - autant dire, la quasi totalité ! D'ailleurs, en grande majorité, il s'agit de monologues qui attestent une complète immersion des sentiments et de l'ambiance des personnages. Cela donne un ton doux-amer, un tantinet narquois. "En ce bas monde" est un livre à se mettre entre les mains. Pour ma part, je suis infiniment acquise à sa cause !

14:50 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07 décembre 2005
Vous n'êtes pas seul ici - Adam Haslett
Rien ne va dans l'univers d'Adam Haslett qui nous rappelle dans son premier recueil de nouvelles combien la vie n'est pas rose, qu'autour de nous des êtres sont harcelés par leurs démons intérieurs, malades ou condamnés. Dans ses neuf histoires, jamais les thèmes comme la dépression, la schizophrénie, la violence, la solitude, le deuil, le mensonge ou la jalousie n'ont fait foison. Qu'il s'agisse d'un vieil homme qui refuse de se soigner, d'un frère et sa soeur qui ont tous deux aimé le même homme, d'un bon docteur à l'écoute d'une patiente mystérieuse, d'un adolescent orphelin violenté par son camarade pour masquer leur attirance, d'un homme qui s'isole pour mourir du sida, des rêves prémonitoires qui hantent un garçon de douze ans, ou d'une vieille femme et de son bénévole sur une route enneigée, un soir de réveillon... Les personnages sont souvent seuls, abandonnés, isolés, égarés. La maladie les ronge, sinon des tourments psychologiques quasi omniprésents. Chacune des nouvelles est franchement percutante. Les émotions sont complexes : honte, chagrin, compassion ou pitié. Ce livre a figuré parmi la liste finale du Pulitzer 2003. Son auteur est un jeune new-yorkais qui emprunte la même voix talentueuse que Julie Orringer, Aimee Bender ou Vendela Vida qui se sont révélées ces toutes dernières années. Un auteur à suivre, et un livre à découvrir.
255 pages
Ce livre figure parmi le Top 20 du magazine LIRE : Article et Extrait .
Entretien (en anglais) avec l'auteur : Ici .
14:49 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12 octobre 2005
Un heureux événement - Flannery O'Connor
Pour l'aider à la ferme, Mrs. Mc Intyre a embauché une " Personne Déplacée ", un Polonais qui a fin la guerre et les persécutions nazies avec sa famille. Les paysans et les Noirs commencent par se moquer de lui qui parle à peine anglais, avant de se rendre compte qu'il travaille dur et pourrait être une menace... (quatrième de couverture)
Intéressant d'acheter pour moins de 2 euros un recueil de Flannery O'Connor pour "goûter" de sa plume, avant le livre dont sont extraites ces deux nouvelles - Un heureux évènement & La personne déplacée. J'avais déjà lu une biographie romancée sur cette auteur par Geneviève Brisac et j'avais été fascinée par le personnage de Flannery O'Connor. Je savais déjà qu'il n'y avait aucun bon sentiment dans ses histoires, qu'elle avait beaucoup d'humour même s'il fallait le considérer féroce et caustique. L'impression est confortée en lisant ces deux nouvelles, tant les personnages sont mauvais, jaloux, malades à l'idée d'être malade (ou enceinte) et mesquins face à l'étranger. Les coups bas font étalage dans "La personne déplacée" - pas de pitié pour les plus faibles, on met à la porte, on protège son bien.
Sur le coup j'étais assez surprise du ton "raciste" de cette dernière histoire, puis j'ai remarqué que cette nouvelle fut publiée au début des années 50. La différence entre Noir et Blanc est donc très forte, tranche sèchement. Le protectionnisme de l'époque se réverbère dans l'histoire. Même si cela a un côté déroutant, on comprend que l'auteur singe les travers des petites gens des campagnes et des contrées du Sud (Flannery O'Connor est née à Savannah en Géorgie), elle use aussi d'un humour noir stupéfiant. Grâce à ma connaissance de l'auteur, j'ai pu remarquer sa fascination pour les paons - dont "la queue est semée de soleils" ! Pas mal, en somme.
Les braves gens ne courent pas les rues


13:10 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
17 septembre 2005
Les jeux de plage - Régis Jauffret
J'ai enfin trouvé un livre de Régis Jauffret qui m'intéresse et c'est par pur hasard que j'ai ouvert "Les jeux de plage". D'abord c'est un livre minuscule, par son format et son épaisseur, puis la quatrième de couverture est franchement énigmatique et peu vendeuse. J'ai donc ouvert à la première page, une histoire d'un couple ordinaire, qui s'aime dans leur petit deux-pièces, sans enfants, car le bonheur n'est sans doute pas héréditaire, et qui se noie le dimanche soir dans les embouteillages après le routinier déjeuner chez des amis en banlieue... La vie, ça se passe comme ça : sur un fil, distendue et lisse, lisse jusqu'à l'ennui ! Quand on évoque le style Jauffret, je comprends désormais : ça se passe de comparaison. L'auteur raconte plusieurs petites histoires, plus que des nouvelles car certaines ne dépassent pas une page ! Il y a un regard aussi froid et tranchant qu'une lame d'acier qui pourrait s'abattre sur ces têtes de gens endormis par la banalité de leur existence. J'ai bien aimé les expressions que donne l'auteur à ses personnages pour qualifier une confiance surdimensionnée de soi-même, un amour excessif, une folie douce ou l'écoeurement qui emboîte le pas à la jalousie. Haro sur le bonheur et les antidotes pour y remédier - "Le bonheur est une sale bête après laquelle j'ai toujours couru. A chaque fois j'ai cru l'attraper et il m'a griffé au visage comme un chat exaspéré".
En gros, "Les jeux de plage" de Régis Jauffret sont "un coup de pied dans le ventre"; ça vous réveille un bon coup et vous force à sourire béatement pour ne pas sombrer dans le désarroi le plus complet. C'est sournois, vilain, méchant mais cet humour grinçant est un bon défoulement!
Verticales, 118 pages
11:00 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03 septembre 2005
Elle fait les galettes, c'est toute sa vie - Karine Fougeray
"Elle nous nourrit de galettes. C'est sa façon à elle de donner de l'amour." - Ainsi pourrais-je évoquer Karine Fougeray, l'auteur de ce recueil remarquable et délectable ! De l'amour, elle en donne au travers des quatorze nouvelles, toutes plus touchantes, drôles, attendrissantes, pitoyables ou cyniques. Karine Fougeray évoque sa Bretagne natale de long en large et en travers, par les portraits truculents des mémés et leurs coiffes blanches, des marins, des pêcheurs, des bonnes, des crustacés etc... J'adore ! C'est un franc régal, ce livre quasiment indisponible dans toutes les bonnes librairies ! Grrr !!! En plus, ce livre est beau. Dans tous les sens du terme, je le retourne et l'apprécie. J'ai trouvé juste dommage que cela se lise trop vite, comme toujours, quand le bonheur est trop bon, il n'y en a jamais assez ! Alors, franchement, vous allez ouvrir ce livre et vous prendre en pleine poire des retournées acrobatiques de grande envergure (le tout dans un sens littéraire le plus strict !). J'aime ces héroïnes qui délirent car elles ont perdu leurs petites sur la plage, ce garçon qui ne peut décemment pas sortir avec une fille qui ne peut regarder un bulot dans les yeux, ce couple de vieux sur la plage, ce type pas du coin qui demande l'heure des marées, le week-end en mer, l'appel des sirènes, les vieux amants de la Saint-Jean, etc... Ce livre, c'est une bonne bouffée d'air salin et marin, de cet air unique qu'on ne trouve qu'en Bretagne ! Là, l'auteur aime son pays et le lui rend sacrément bien ! C'est du bon produit, ce livre-là !!!
delphine monthalant, 108 pages
00:25 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
26 août 2005
In extremis - Henry James
Deux américaines, cousines et célibataires, partent pour la traditionnelle tournée européenne. Diane Belfield possède une beauté altière qui fait de l'ombre à Agathe Josling, plus humble et de condition plus modeste. De passage à Nice, elles rencontrent un certain Reginald Longstaff, bel homme qui se consumme d'amour depuis sa rencontre avec Diane. Sur son lit de mort, il souhaite l'épouser. Diana reste froide, repart au pays. Et trois ans après, elle recroise un fantôme. S'opère à cet instant un cruel coup du sort.
"In extremis" est une nouvelle de 70 pages qu'Henry James avait publiée bien avant son roman "Les ailes de la colombe". Comme le souligne l'éditeur, on y reconnaît une préfiguration de certains personnages - la belle et riche orpheline, la confidente dévouée, le valet italien etc. Avant le retournement de situation, l'histoire est romanesque mais n'offre rien d'extraordinaire dans l'oeuvre de l'auteur. Et heureusement Henry James offre une chute plus âpre à la belle Diane et au moribond Longstaff ! J'aurais acclamé la perfection s'il avait poussé le bouchon encore plus loin mais "In extremis" n'était qu'une ébauche, un pied-de-nez à ces héros qui se meurent d'amour et succombent à leurs peines de coeur. C'est cruel, mais savant.
74 pages
01:10 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20 août 2005
La dernière nuit - Marie Ange Guillaume
Recueil de six nouvelles, toutes plus croustillantes les unes que les autres, "La dernière nuit" parle de la vie banale, du quotidien, du couple usé par le poids des années, des amours lassées et trompées. En six versions, Marie-Ange Guillaume décline des portraits touchants, navrants mais toujours drôle. Car croquer le temps qui passe et tue l'amour, là, elle en dégaine des propos grand-guignolesques pour décrire la chose !
Cela s'ouvre sur un couple qui se mène respectivement en bateau, lui marié, elle blasée, et pourtant amoureux, jaloux, je t'aime, je te quite, fais-moi un enfant, pense à ma femme, etc... Cela croque un couple impossible, lui facteur, elle petite mémé avec ses patins pour circuler dans l'appartement, tatillonne avec son yucca, la marque de son beurre et fière de récupérer du camembert en douce... Puis conversation téléphonique entre Lui et Elle, entre un cavaleur pathétique et amnésique, et une ex refoulée et aigrie... Ensuite, moiteur de l'été dans une maison en Dordogne, un homme, une femme et l'enfant, couple usé, décalé, petite fille aux cauchemars jusqu'à une certaine virée nocturne (bonjour l'effroi chez le lecteur !!!)... "Terminus" propose le bilan de quarante années de mariage, entre Robert et Gisèle, qui houspille son homme d'avoir acheté une casquette trop petite et qui laisse une marque rouge sur le front, lui soupire en songeant au passé, ce n'est ni trop tard ou trop tôt pour l'aimer ou la détester, pour s'habituer, ou qu'importe !... Et ça se boucle avec une patronne de bistro, qui bichonne ses clients, ses fidèles, son quartier, en essuyant les verres et en transpirant au-dessus de la machine à café, avec le chien Balthazar à l'affût de quelques sucreries...
Ce livre, c'est une touche épatante. Il y a une perpétuelle bonne humeur malgré les aléas dépeints au cours des 94 pages, une satire bienveillante des gens ordinaires, des travers de tout le monde. C'est tendre, ironique et impertinent, oui.
Le passage, 93 pages
20:15 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Drôles d'oiseaux - Laurie Colwin
Préalablement publiées dans des journaux ou magazines dans les années 70, certaines nouvelles de Laurie Colwin ont refait surface, suite au succès phénoménal de "Une vie merveilleuse". On (re)découvrait une auteur, hélas disparue prématurément en 1992. Donc "Drôles d'oiseaux" est un impertinent cocktail d'hommes et de femmes trop réfléchis, trop insouciants, trop exigeants. Ils veulent l'amour, un mari, une existence stable et puis rencontrent un élément nouveau, entretiennent parfois une histoire adultérine, s'en mordent les doigts ou s'exilent en Ecosse... En bref, tous ces hommes et femmes sont terriblement actuels ! Avec un style vif, l'auteur dessinait ses semblables sans ambages et sans tricherie.
"Drôles d'oiseaux" est composé de huit histoires, dites d'amour. Je préfère cette appelation au lieu de "nouvelles" car les huit histoires sont davantage des "romans courts". Laurie Colwin parle de choses très ordinaires, et l'une des grandes richesses de ce livre vient de la personnalité des héros et héroïnes. Les filles sont souvent des étudiantes brillantes et spirituelles, le théâtre de leurs premières fois se passant sur le campus de l'université. Les hommes sont pour la plupart assez effacés, compliqués, niais et nul doute qu'ils puissent être aisément roulés dans la farine ! Sauf lorsqu'ils se réveillent et se montrent de redoutables prédateurs !.. Certaines histoires sont très attachantes, comme "La vie en lunettes roses", "Une retraite en Ecosse" ou "La Grosse Prune". Des histoires de sentiments, d'addiction, de fugue ou d'oppression, c'est très souvent cynique, parfois morbide, glauque ou déconcertant ("Le bourgeon noir" par exemple). Mais au-delà de toute tentative d'analyse, il y a forcément une grande intelligence derrière ces "Drôles d'oiseaux" ! L'écriture de Laurie Colwin est douée, et sa perspicacité fait mouche, malgré certains paragraphes un peu extravagants.
Livre de Poche, 188 pages
20:10 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Mariés, pères de famille - Tatiana de Rosnay
Il s'agit d'un livre à ne pas lire lorsque son époux est en déplacement à l'étranger pour raisons professionnelles ou s'absente régulièrement, injoignable par téléphone, les mêmes jeudis soirs, symboliquement... ou encore s'il roule en monospace, le fauteuil du bébé à l'arrière !... Car "Mariés, pères de familles", c'est onze nouvelles, onze tranches de vie classiques... Ainsi donc, on parle de tout, de rien et (cochez votre choix) :
* le jeune père de famille dont l'épouse se consacre un peu trop à leur bébé et qui découvre avec entrain et néanmoins culpabilité les bienfaits d'une relation furtive en compagnie d'une fille facile
* la trentenaire qui découvre par "hasard" après une fouille minutieuse une lettre enflammée ne lui étant pas destinée
* l'époux bien sous tout rapport qui se rend à l'évidence et décide d'annoncer à sa femme son homosexualité par le biais d'une cassette vidéo enregistrée dans leur salon
* Eugénie, qui par ses scènes de jalousie intempestives, finit par pousser son mari à la quitter
* la jolie jeune fille au pair suédoise qui se laisse séduire un peu trop facilement par le quadragénaire BCBG chez qui elle a été engagée.
Rien n'est impossible dans ces nouvelles, nous connaissons tous dans notre entourage quelqu'un à qui une de ces mésaventures est arrivée. A moins d'être soi-même, sans le savoir (qui sait ?), la victime... ou l'instigatrice ! (au choix, encore une fois).
Bref, l'écriture est agréable à lire, vive, haletante, surprenante, humoristique. Un petit régal de légèreté, un agréable moment de distraction, on sourit, on rit, on s'émeut, on se scandalise, certaines nouvelles ont une chute pour le moins étonnante... Je tiens encore une fois à remercier l'auteur pour l'envoi de ce recueil quasi introuvable dans les circuits d'édition classiques. Et je précise, du coup, que j'ai jugé la lecture en toute impartialité !.. mais oui, pardi.
Plon, 177 pages
19:51 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
L'heureux événement dont rêve Ruby c'est de déménager enfin, de quitter cet immeuble avec ses escaliers si fatigants à monter. Il le faut, elle se sent malade, à bout de souffle, et ses jambes sont si lourdes ! Mais le destin semble bien en avoir décidé autrement...