21 juin 2006
Morsures - Hélène Bonafous Murat
Hortense répond à une annonce d'un marchand d'estampes, Félix Boireau, pour un stage de commis expert. Son aventure commence : parmi un lot d'estampes apporté par un brocanteur, Hortense découvre une pièce rare du graveur Bellange. La scène qu'elle représente (les adieux d'un homme et d'une femme de la Renaissance) la fascine, la trouble et la capture. Elle part à la chasse du secret de cette pièce inconnue et se trouve enchaînée à une succession d'événements, dans les coulisses de Drouot, où un meurtre sera commis, des pièces inestimables seront volées et un amant séducteur et impénitent se tiendra aux rênes de cette entourloupe gigantesque. Parfaite association de malfaiteurs ! « Morsures » est un roman qui dévoile la face cachée du monde de l'art et des enchères. L'auteur Hélène Bonafous-Murat est également expert en estampes et tire un portrait sans complaisance de ses semblables. Son personnage d'Hortense est une jeune femme intelligente et sensée, qui toutefois perdra un peu la tête à chercher la vérité cachée dans cet inédit de Bellange. Le roman est mené tambour battant, composé comme une intrigue policière, avec une habile confusion passé / présent dans laquelle semble s'évaporer Hortense, à trop s'approprier l'histoire des personnages de l'estampe fort convoitée. Jusqu'à la fin, « Morsures » réussit à nous captiver - ce premier roman est ingénieux, élégant et érudit à bonnes doses. Je le conseille vivement !
Le Passage - 270 pages
Prix Alain-Fournier 2006 - Entretien avec l'auteur par LeLitteraire.com
14:27 Publié dans Premier roman, Roman francophone | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Commentaires
Ouvrage intéressant, mais à relents didactiques, sentant un peu l'experte professionnelle. Un peu comme une gynécologue écrivant sur l'amour.
Sur un thème similaire, j'ai nettement préféré "TAILLES DOUCES", d'Antoine Cibirski (éd du Manuscrit): "grâce à lui , la gravure n'aura plus de problèmes d'images, grave". Lui ne donne pas l'impression, même involontaire, d'être subventionné par le syndicat des marchands d'estampes.
Woland
Ecrit par : Woland Master | 30 juin 2006
Clara,
Votre article m'a incitée à le lire.
Bof, décue; un peu appliqué et conventionnel. Ca sent parfois l'élève modèle, la maîtresse d'école, bref la normalienne de Cachan se forçant à l'enthousiasme pour surprendre sa belle famille dans le commerce.
Marguerite
Ecrit par : Kochka | 01 juillet 2006
Ils sont un peu durs vos commentaires !!!! :/
Ecrit par : clarabel | 03 juillet 2006
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