06 janvier 2006
Les locataires de l'été - Charles Simmons
"C'est pendant l'été de 1968 que je tombai amoureux et que mon père se noya." - Deux événements intimements liés, car pour la première fois de sa vie, Michael, quinze ans, tombe amoureux de la belle Zina, vingt ans. Avec sa mère, elle loue la maison voisine des parents de Michael. C'est l'été sur le Cap Bone, un petit coin paradisiaque entre la mer, le sable et le vide autour. Ils sont seuls, entre eux. Michael et Zina deviennent amis. Ils prennent des photos, se baladent, partent en mer, nagent. Mais c'est platonique. Zina, elle, est une jeune fille exaltée et entière, qui va donner son coeur à un autre, au grand drame de Michael.
Le temps d'un été, l'adolescent va brusquement devenir un homme. C'est le temps des premières fois : émoi, trouble, jalousie, violence. Et puis la mort, pour solde de tout compte. J'ai beaucoup aimé, surtout je rejoins ce qu'en dit la quatrième de couverture "une histoire qui cache son jeu". C'est vrai ! A lire, c'est tellement simple et limpide. Pourtant on devine qu'il ne s'agit que d'une fausse transparence, que le jeune garçon n'est pas candide, que l'enseignement de cet été précis sera déterminant pour la construction de son avenir. Et puis le roman est incroyablement construit, posant ses petits cailloux les uns après les autres, aucune fausse note, jamais de lassitude. L'histoire pousse au créneau supérieur insidieusement et la touche finale est bluffante. Un roman subtil, à lire.
185 pages
15:44 Publié dans Roman étranger | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Commentaires
Ca à l'air pas mal du tout ! Je note ... Merci !
Écrit par : Flo | 06 janvier 2006
je l'ai lu en anglais : Salt Water : c'est top ! :)
Écrit par : yansor | 06 janvier 2006
C’est tout à fait ça une lecture simple et limpide qui nous fait croire que l’on peut deviner ce qui se trame chez ces locataires du bord de mer, mais à chaque fois un autre fait vient perturber notre pensée et l’on s’accroche à ce roman pour en connaître la véritable issue. Surprenant !☺
Écrit par : Florence | 17 juillet 2006
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