12 octobre 2005

Un heureux événement - Flannery O'Connor

L'heureux événement dont rêve Ruby c'est de déménager enfin, de quitter cet immeuble avec ses escaliers si fatigants à monter. Il le faut, elle se sent malade, à bout de souffle, et ses jambes sont si lourdes ! Mais le destin semble bien en avoir décidé autrement...

Pour l'aider à la ferme, Mrs. Mc Intyre a embauché une " Personne Déplacée ", un Polonais qui a fin la guerre et les persécutions nazies avec sa famille. Les paysans et les Noirs commencent par se moquer de lui qui parle à peine anglais, avant de se rendre compte qu'il travaille dur et pourrait être une menace...  (quatrième de couverture)

Intéressant d'acheter pour moins de 2 euros un recueil de Flannery O'Connor pour "goûter" de sa plume, avant le livre dont sont extraites ces deux nouvelles - Un heureux évènement & La personne déplacée. J'avais déjà lu une biographie romancée sur cette auteur par Geneviève Brisac et j'avais été fascinée par le personnage de Flannery O'Connor. Je savais déjà qu'il n'y avait aucun bon sentiment dans ses histoires, qu'elle avait beaucoup d'humour même s'il fallait le considérer féroce et caustique. L'impression est confortée en lisant ces deux nouvelles, tant les personnages sont mauvais, jaloux, malades à l'idée d'être malade (ou enceinte) et mesquins face à l'étranger. Les coups bas font étalage dans "La personne déplacée" - pas de pitié pour les plus faibles, on met à la porte, on protège son bien.
Sur le coup j'étais assez surprise du ton "raciste" de cette dernière histoire, puis j'ai remarqué que cette nouvelle fut publiée au début des années 50. La différence entre Noir et Blanc est donc très forte, tranche sèchement. Le protectionnisme de l'époque se réverbère dans l'histoire. Même si cela a un côté déroutant, on comprend que l'auteur singe les travers des petites gens des campagnes et des contrées du Sud (Flannery O'Connor est née à Savannah en Géorgie), elle use aussi d'un humour noir stupéfiant. Grâce à ma connaissance de l'auteur, j'ai pu remarquer sa fascination pour les paons - dont "la queue est semée de soleils" ! Pas mal, en somme.

Les braves gens ne courent pas les rues

 

 

 

 

 

Loin du paradis

 

 

Commentaires

Ho, la la la les dégâts... J'ai mis une journée à tout remettre. Bon courage

Ecrit par : amandine | 15 octobre 2005

Dans ce recueil Flannery O’Connor met en scène des personnages qui ont peur, peur du lendemain, du « qu’en-dira-t’on » et de la souffrance, qu’elle même a connue frappée d’une maladie congénitale à l’age de vingt-cinq ans. Les mots sont justes et tranchants accompagnés d’un humour féroce qui fait dire qu’elle a mis toute son énergie dans l’écriture.
Je lirais bien la biographie de Geneviève Brisac. ;-)

Ecrit par : Florence | 21 juin 2006

Tu as lu le petit Folio 2 euros ? ou le recueil entier "les braves gens.." ????

Je te conseille, oui - oui, de lire le livre de G. Brisac !!! très, très bon.

Ecrit par : clarabel | 23 juin 2006

J'ai lu le petit Folio 2 euros. Mais je tenterais bien "Les braves gens..." ;-)

Ecrit par : Florence | 23 juin 2006

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